AGIRC-ARRCO, un historique très présent
Pour comprendre pourquoi les salarié·es du privé bénéficient d’un régime à points pour les complémentaires retraites, il faut revenir sur sa mise en place.
Lors de la fondation de notre Sécurité sociale issue de deux ordonnances d’octobre 1945.
Le choix fait en matière de retraite est la mise en place d’un régime par répartition à prestations définies, unique et universel, géré par les salarié·es. Le choix de la répartition ne se discute plus à la sortie de la guerre avec un patronat discrédité comme responsable et collaborateur.
Par ailleurs, le Conseil National de la Résistance a permis de gagner les valeurs de solidarité et exclu la capitalisation pour financer les retraites.
Un plan aux ambitions d’une portée sociale, émancipatrice, révolutionnaire et communiste (au sens d’avoir l’objectif du bien général). Ce programme est le prolongement d’un puissant rapport de forces faisant suite aux conquêtes sociales de 1936.
La nomination en 1945 d’Ambroise Croizat, Secrétaire général de la Fédération CGT de la Métallurgie et communiste, à la responsabilité de ministre du Travail et de la Sécurité sociale dans le gouvernement du général De Gaulle est à ce titre révélateur. Ce régime de retraite a eu l’audace de répondre aux besoins du plus grand nombre des travailleurs, malgré une économie exsangue où tout était à rebâtir. Le financement étant issu des richesses produites par le travail.
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Télécharger le pdf : 2025.12.05 Argumentaire_AGIRC-ARRCO
