Elections municipales : une alerte démocratique à prendre en compte d’urgence. *
Dans les communes de plus de 3500 habitants·es, les élections municipales se sont traduites par l’élection de 1864 maires de droite ou du centre, de 805 maires de gauche et de 62 maires d’extrême droite (+ 45 par rapport à 2020). Les questions sociales, pourtant prioritaires dans les préoccupations de la population ont été largement invisibilisées par les querelles politiciennes. La campagne municipale n’a quasiment pas eu lieu, le débat sur les projets en matière de logement, de transports ou de services publics a été escamoté par des débats d’appareils en vue des élections présidentielles.
A nouveau, la CGT alerte sur deux phénomènes très inquiétants :
Un nouveau record d’abstention : plus de 42% des inscrit·es ne se sont pas rendu·es aux urnes, un record pour des élections municipales (à l’exception de celles organisées durant le COVID).
- Un score inédit pour l’extrême droite qui gagne 70 villes et plus de 3000 conseillers municipaux et obtient l’ancrage local qui lui manquait jusque-là pour espérer gagner les élections présidentielles et disposer d’un groupe au Sénat.
La CGT appelle l’ensemble des forces politiques républicaines à enfin tirer les leçons de cette progression continue de l’abstention et de l’extrême droite. Le camp du progrès social et environnemental doit s’unir et se ressaisir. Il y a urgence à répondre aux exigences des travailleurs et des travailleuses et à rompre avec la politique de l’offre qui est un naufrage économique, social et démocratique.
Dans le prolongement des propositions qu’elle a mises en avant dans le débat des municipales, la CGT va interpeller les nouveaux et nouvelles maires (à l’exception de ceux d’extrême droite) sur les urgences sociales et environnementales et la situation des agent·es territoriaux : logement, transports, services publics, salaires et pouvoir d’achat… Les travailleurs et les travailleuses ont besoin de maires qui répondent à leurs besoins !
Au-delà, cette profonde crise démocratique confirme la nécessité d’amplifier le travail et les luttes syndicales pour que les préoccupations des salarié·es, des privé·es d’emplois et des retraité·es soient en première ligne.
* Extraits de la déclaration de la Commission Exécutive Confédérale du 24 Mars 2026.
