Esprit de Noël ?
Réduire le déficit de la France en faisant les poches des plus pauvres ? Les propositions de PLF et PLFSS 2026 n’ont jamais été aussi scandaleuses, inacceptables. – réduire les accords d’ALD, -augmenter les forfaits sur les médicaments – réduire les arrêts maladie -taxer les chèques vacances. Titres restaurants, bons cadeaux… – augmenter la CSG -supprimer l’abattement de 10% pour les impôts des retraités remplacé par un forfait – geler l’indexation des retraites et allocations – révision de l’allocation logement… – supprimer et réduire la prime de Noël si on n’a pas d’enfant !!! Par contre dès qu’on parle de taxer les super riches, de la « taxe Zucman », gouvernement, droite et patronat poussent des cris d’orfraie ! Jusqu’à quand allons-nous accepter l’inacceptable ?
Ultralibéraux, capitalistes et leurs acolytes des gouvernements successifs s’allient pour gérer le budget de l’Etat toujours au profit des mêmes. Ils creusent le déficit et adoptent toujours les mêmes solutions : détruire les services publics pour transférer les fonds au privé, reprendre nos acquis, notre maigre épargne, créer des besoins et spéculer encore et encore sur notre dos … Pour eux le seul intérêt est à court terme : conserver le pouvoir, garder leurs privilèges, augmenter profits et dividendes…
Stoppons-les ! Indignons-nous, c’est urgent !
Nous vous souhaitons à toutes et tous de bonnes fêtes de fin d’année, et vous donnons rendez-vous en 2026 pour un nouveau journal et de nouvelles luttes.
80 ans de la Sécurité sociale
Le 4 octobre 2025, nous fêtions les 80 ans de la Sécurité Sociale !
Institution très chère à notre cœur, notre protection à toutes et tous ! Qui ose la trouver trop chère ?
A l’époque protéger durablement les populations des aléas de la vie, de la conception à la mort, grâce à la solidarité de tous, ce projet profondément humanitaire, tellement avant-gardiste, fut une seconde Révolution en France !
Imaginez, 1943, en pleine occupation nazi, le Conseil National de la Résistance élabore un projet à mettre en œuvre à la Libération, « Les jours heureux », qui servira de feuille de route pour mettre en place de grandes réformes, parmi lesquelles la Sécurité Sociale.
Une idée, profondément humanitaire ! Henri Raynaud, Georges Buisson et Ambroise Croizat en sont les bâtisseurs et héros. Ses fondements : une caisse unique où « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». Il ne s’agit plus d’assistance mais de droits collectifs, une part du salaire, qui protège les travailleurs en les rendant libres ! La COTISATION SOCIALE UNIQUE, prélevée sur la richesse produite par leur travail remplace les assurances sociales privées. La plus grande innovation : un régime de retraite, substituant la répartition à la capitalisation, évitant ainsi que le montant de la pension soit livré aux aléas de l’épargne et des prédations de la finance.
De 1945 à 1967 elle est gérée par les organisations syndicales élues par les salariées siégeant dans les conseils d’administration des caisses départementales …
