Déclaration préalable
La CGT a adressé un courrier à la Direction :
« Dans un contexte international marqué par de fortes tensions ayant des répercussions directes sur le coût de l’énergie, et notamment sur les prix des carburants, de nombreux agents se trouvent aujourd’hui confrontés à une augmentation significative de leurs frais de déplacement. Cette situation pèse lourdement sur leur pouvoir d’achat, en particulier pour ceux qui ne disposent pas d’alternatives à l’utilisation de leur véhicule personnel.
Dans ce cadre, notre organisation syndicale sollicite la mise en place, à titre de mesure exceptionnelle, d’un jour de télétravail supplémentaire par semaine, au bénéfice de l’ensemble des agents éligibles.
Il serait indispensable que cette mesure fasse l’objet d’une décision de la Direction Générale, afin de garantir une égalité de traitement entre l’ensemble des agents, quel que soit leur site d’affectation.
Par ailleurs, afin d’assurer une mise en œuvre rapide, nous proposons que les modalités d’accès à ce jour supplémentaire reposent sur la production d’une attestation sur l’honneur, par laquelle l’agent déclare utiliser son véhicule personnel (via le service RH) »
La seule proposition de la direction est la possibilité de concourir à un Tad supplémentaire dans la limite de trois jours comme prévu dans le protocole de télétravail. La direction va également examiner la situation de collègues non éligibles (notamment les collègues récemment embauchés) ou avec un nombre de jours limité (les CRU par exemple).
En revanche, rien de prévu pour les collègues n’ayant pas d’activité télétravaillable.
En attendant, les collègues concernés perdent du pouvoir d’achat, avec des dépenses supplémentaires de dizaines voire de centaines d’euros par mois.
Informations Direction
- Pas de job d’été pour les enfants de salariés cette année, pour des raisons budgétaires…
Point sur la loi DADDUE
141 situations identifiées et concernées par cette loi, allant de 0,5 à 84,5 jours de congés à réintégrer. Ces reliquats sont pris en totalité ou partiellement, sachant qu’il y a également des collègues toujours absents.
A ce jour, nous avons connaissance que des demandes n’ont toujours pas été traitées, donc il ne faut pas hésiter à se manifester si vous êtes dans cette situation.
Monétisation des RTT non fiscalisables
Par ailleurs, pas d’éléments sur le PLFSS 2026. Mais vu le contexte budgétaire, les possibilités de monétisation risquent d’être très contraints selon la direction. Nous voyons bien que les tutelles ne sont pas prêtes à lâcher la moindre concession dès que cela concerne le pouvoir d’achat des salariés.
Point sur le site intranet « MyUrssaf »
Le nom du site intranet « MyUrssaf » évolue. A compter du 27 avril, MyUrssaf devient « Nova Ile-de-France », tandis que Canopée (national) sera abandonné courant mai 2026. Volonté de la caisse nationale : harmoniser les sites intranet, sans changement notable pour les collègues.
Nous déplorons, malgré certaines améliorations, que les recherches sur le site soient toujours aussi compliquées, pour retrouver des documents dans le moteur de recherche ; nous avons demandé une évolution dans ce sens. Par ailleurs, la multiplication des canaux n’aide pas entre : Viva Engage, Sharepoint, MyUrssaf … Retrouver une information est aussi simple que de trouver une aiguille dans une botte de foin !
Changement d’outil pour les cadres au forfait
A voir ce qu’il en sera concrètement, notamment sur l’information du nombre de jours travaillés dans l’année. Déploiement à partir de mai 2026 pour une saisie sur mai, la RH prenant en charge l’historique sur janvier à avril 2026.
Point sur les effectifs au 28/03/2026
58 départs de collègues en CDI (et 6 en CDD ou apprentis) contre 40 embauches en CDI et 8 embauches en CDD. Déficit de 18 emplois au niveau des CDI, qui risque de s’aggraver dans les mois à venir, au regard de la neutralisation des embauches et des remplacements opérés avec retard.
3 licenciements pour faute grave. 2 licenciements pour autre motif : quels motifs ? Pas de réponse … 5 licenciements en un trimestre, contre 10 licenciements sur 2025 et 9 licenciements pour 2024, la cadence s’accélère dans les procédures disciplinaires, de quoi susciter des inquiétudes auprès des collègues…
« Toujours plus de travail avec moins d’agents », nous demandons à pouvoir effectuer correctement notre travail avec l’effectif nécessaire surtout quand on sait que les effectifs sont un levier essentiel pour garantir la qualité du service, la continuité des missions et des conditions de travail dignes.
Cible de l’ETPMA : 2 536 pour 2026 et pour 2027. Ce n’est évidemment pas assez pour faire face à la charge de travail.
Avis sur le projet de réimplantation du site d’Evry
Le projet de réaménagement du site d’Évry prévoit la libération des R+4 à R+6 d’ici fin 2026, avec le transfert du département LCTI vers Lieusaint la même année. Le site d’Évry sera transformé en Flex office.
Or, le Flex office n’est pas un choix concerté : il s’agit d’une contrainte imposée dans le seul but de répondre aux exigences de réduction des coûts fixées par la Caisse nationale. L’obtention du financement des travaux est conditionnée à cette densification des espaces. Les salariés en paieront le prix.
Le taux de Flex ne respecte même pas l’engagement de la direction. Il est prévu 103 postes pour 151 salariés, soit un taux de Flex de 0,68.
La direction s’était pourtant engagée à maintenir un taux de 0,70 minimum sur l’ensemble des sites réaménagés en Flex office.
Que l’écart ne représente « que trois postes en moins » ne change rien : un engagement reste un engagement. Il n’est pas tenu.
De plus, le bâtiment est vétuste et les problèmes sont ignorés. Avant même d’imposer une nouvelle organisation, il aurait été indispensable de régler les nombreux dysfonctionnements déjà connus :
- Humidité persistante,
- Ascenseurs en panne dû aux intempéries.
- Fissures sur les murs.
- Vétusté du chauffage et de la climatisation.
Aucun de ces problèmes ne sera traité avant les travaux. Un simple coup de peinture et du “home staging” ne suffiront jamais à garantir des conditions de travail dignes et sécurisées.
Les salariés d’Évry cumuleront les problématiques liées au bâtiment et tous les inconvénients du Flex office :
- Stress quotidien pour trouver un poste.
- Perte du sentiment d’appartenance à une équipe.
- Impossibilité de se regrouper entre collègues en raison de la journée sanctuarisée imposée en fonction des métiers.
- Perte de repères.
- Absence d’espaces confidentiels, pourtant indispensables dans certains métiers.
Les difficultés de stationnement vont encore s’aggraver, malgré le départ de la LCTI. Les places de parking seront attribuées au prorata des surfaces occupées. Avec 30 gestionnaires supplémentaires sur le site, les difficultés actuelles ne feront qu’empirer.
Les salariés ont déjà dû subir un premier déménagement, un autre est à venir. Les déménagements successifs entraînent leur lot de désagréments : nuisances sonores, réinstallations fréquentes…
La direction leur demande d’être toujours plus flexible, sans jamais leur offrir de réelles garanties en retour.
Les ateliers organisés autour du Flex office n’ont pas permis de répondre aux inquiétudes des salariés. La seule certitude qui en ressort est la perte annoncée des repères et de la stabilité professionnelle dont les salariés ont besoin pour travailler sereinement.
Pour toutes ces raisons, nous rendons un avis négatif, avis partagé par toutes les organisations syndicales.
Avis sur le projet de réimplantation du site de Paris en vue de l’intégration des collègues du site de Saint Ouen
Le projet de réaménagement présenté comme une simple « optimisation immobilière » à la suite annoncée de la fermeture du site Saint Ouen et l’intégration de presque 74 % de ses salariés sur le site de Paris, soit 180 agents, cache en réalité une opération de densification massive des locaux afin d’installer près de 690 agents pour seulement 569 postes.
La direction mise ouvertement sur le télétravail et le Flex office pour faire tenir tout le monde, au détriment des conditions de travail.
L’encadrement risque d’être fragilisé par la suppression des bureaux individuels. Les responsables perdront un espace calme et confidentiel, pourtant essentiel pour assurer leur rôle d’appui et de proximité auprès des équipes. Cette modification affecte directement leur posture managériale et leur capacité d’accompagnement.
Regroupés dans un espace commun au sein d’un pôle, les managers verront leurs conditions d’observation et de détection des difficultés se dégrader, rendant leur mission plus complexe.
La direction met en avant la création d’une communauté managériale favorisant les échanges entre pairs et l’intégration des nouveaux managers. Cependant, le rôle premier d’un manager demeure d’organiser, coordonner, piloter et soutenir son équipe.
Pour l’ensemble des agents, le Flex office engendre : du stress, une perte de repères, désorganise les collectifs, réduit les échanges naturels et augmente la fatigue.
La qualité de travail est menacée par le bruit et les déplacements. La concentration chute et le temps de travail réellement productif diminue.
Le médecin de l’AMET, Dr Khaloufi ??? qui gère le site de Paris a alerté la direction sur les RPS et TMS liés au Flex office.
Les risques sont connus : des salles de réunion saturées, des espaces de restauration insuffisants, une perte de repères pour les agents…
Des points d’alerte graves persistent :
- un pré-accueil sans cloison qui ne permet pas la confidentialité avec les usagers, les postes étant accolés les uns aux autres ;
- une salle de réunion transformable en réfectoire qui engendrera des problèmes d’hygiène et d’usage, et sans aucun équipement prévu pour la restauration. Pour rappel, dans le réfectoire actuel, qui est déjà sous dimensionné, les réfrigérateurs sont continuellement saturés, y compris le mercredi et le vendredi, et il y a toujours de l’attente pour accéder aux micro-ondes et à l’évier. L’atelier devant permettre d’appréhender les règles de vie du Flex office, en particulier sur la manière de mettre ses repas dans les réfrigérateurs, semble déconnecté de la réalité ;
- l’obligation imposée aux collègues du backoffice Travailleurs Indépendants de quitter le 3ᵉ étage chaque mardi pour être relégués au 4ᵉ, pose de réelles difficultés. Cette organisation, censée « sanctuariser » la journée du middle office, se fait au détriment des équipes du back office, qui se retrouvent éloignées de leur manager et contraintes de se réapproprier un nouvel espace de travail chaque semaine.
- les collègues qui n’ont pas opté pour le télétravail n’auront pas de bureau attribué, un engagement de la direction qui n’est pas tenue. De plus qu’en est-il des collègues ayant des aménagements de poste à la suite de préconisations médicales ?
Il est important de souligner que cette instabilité organisationnelle impacte directement leurs conditions de travail et mérite d’être réexaminée.
- le local syndical est réduit à tel point qu’on ne peut y installer que deux armoires alors qu’il existe quatre organisations syndicales. La confidentialité est inexistante et l’accueil spontané des collègues sera difficile alors que le nombre de salariés augmente.
- dès avril 2026, les agents subiront une période de travaux sans jour de télétravail supplémentaire systématique pour compenser les nuisances. Ils passeront d’un étage à l’autre en fonction de l’évolution de ces derniers.
- Les collègues de la plateforme téléphonique n’ont pas été conviés aux ateliers, au motif de la spécificité de leur métier. Pourtant, ils seront, comme les autres, impactés par les contraintes liées au Flex office alors même qu’ils subissent déjà un déménagement d’envergure.
Rien dans le projet actuel ne garantit le respect des conditions de travail ni la protection des collectifs.
Nous rendons un avis négatif, avis partagé par toutes les organisations syndicales.
Avis sur le rapport du service social de la DRH
La CGT tient à remercier Mme Méziane pour son implication constante auprès des salariés, qu’elle accompagne avec les moyens limités dont elle dispose et pour la qualité de son rapport.
En 2025, 352 saisines ont été enregistrées, dont 326 à l’initiative des salariés. Cette hausse confirme une augmentation continue des situations nécessitant un accompagnement, tous niveaux confondus, avec une concentration plus marquée sur les niveaux 3, 4 et 5. Le profil des salariés accompagnés reste stable : une moyenne d’âge de 46 ans, une ancienneté moyenne de 12 ans et 48 % de personnes célibataires.
Les demandes liées au logement représentent 35 % des saisines, particulièrement en Île-de-France. Elles concernent majoritairement des salariés dont la rémunération n’est pas en adéquation avec le niveau du marché local. Les mesures salariales, car extrêmement limitées, ne sont pas prévues pour atténuer cette difficulté structurelle et le 1 % patronal n’apporte pas plus de réponses suffisantes.
La fréquence et la persistance d’anomalies de paie engendrent des difficultés financières importantes pour les salariés concernés.
Certaines situations conduisent à des demandes d’aides d’urgence auprès du CSE, signes d’un dysfonctionnement interne durable et préoccupant. Ce qui était à la marge ne l’est plus aujourd’hui. Concernant l’accompagnement social, plusieurs problématiques requièrent un suivi approfondi : santé, détresse psychologique, violences intrafamiliales, problèmes administratifs, etc.
Bien que certains dispositifs spécifiques aient été mis en place, notamment le congé proche aidant et l’intervention de la psychologue du travail, Mme Piétri, cela ne compense pas le manque de moyens du service social.
L’absence de renfort compromet la qualité et la continuité de l’accompagnement proposé.
Le dimensionnement du service social questionne. Malgré l’augmentation des saisines et la complexité croissante des situations, aucun projet d’embauche, de renforcement ou de tuilage anticipé en vue du départ de Mme Méziane n’a été annoncé.
Ce manque d’anticipation expose l’organisme à un risque réel de rupture d’accompagnement.
Pour toutes ces raisons la CGT rend un avis défavorable.
Rattachement de la Direction du suivi de la performance à la Direction Comptable et Financière
Ce rattachement n’apparait pas comme très logique, et semble obéir à une volonté de la direction générale de limiter le nombre de directions rattachées au directeur général, en créant des directions adjointes à peu près équilibrées :
D3 (regroupement de la B12 et de la direction du contrôle afin de « dégonfler » un peu la D5), D5 (avec la direction du contrôle en moins), D7 (qui récupère la B11 mais perd donc la B71 histoire que la D7 ne soit pas trop grosse), et D4 qui se renforce donc un peu avec la DSP.
Le rattachement du département des statistiques à la direction comptable semble assez neutre. Pour le contrôle de gestion et le budget (DCGB), cela passe moins bien, avec une rapprochement du budget avec la comptabilité qui n’apparait pas logique pour plusieurs collègues. En plus, la DCGB travaille étroitement avec les services achats/marchés qui sont rattachés à la D7.
Au passage, la direction en profite pour supprimer un poste d’assistante de direction.
Le directeur de la D4 répond qu’il n’y toujours pas d’acte d’ordonnancement à l’agence comptable. Sinon, pas de changement d’implantation, pas de changement dans l’activité, mais les liens avec les services d’ordonnancement et de marchés risquent quand même de se restreindre.
Par ailleurs, il y a une inquiétude concernant la « rigidité » de l’agence comptable concernant les approbations des congés.
Consultation sur le rattachement de la Direction de la Communication et des partenariats à la Direction de Gestion Interne
La Direction générale ne souhaitant plus de rattachement direct, le service de la communication est rattaché à la D7 à Vincent Guérinet, aucun changement de bureau, ni d’activités pour nos collègues.
Information relative à la double écoute téléphonique sans pictogramme
Une double écoute mystère va être mise en place. Les collègues (Plateforme, centres d’accueil et middle office) seront uniquement informés de la période de ces écoutes.
Nous avons appris que les CRU allaient devoir traiter certains dossiers de bout en bout comme le middle office ainsi que participer aux renforts téléphoniques. Ce renfort risque d’être pérenne, vu que c’est indiqué dans les vacances de poste des chargés de la relation usager.
La CGT a demandé que les CRU aient un troisième jour de Tad. La direction va étudier cette demande.
Questions diverses
Formations
Les formations pour la réforme de l’assiette sociale viennent d’être programmées dans les différentes DR. La formation professionnelle nous a alerté sur le fait qu’ils avaient dû créer un support complet en moins de 15 jours vu les dates de déploiement de cette formation. Ces derniers ont dû travailler pendant leur jour de congé (semaine du lundi de Pâques) afin que le support soit prêt pour les formations de formateur relais (13 et 14 avril).
La FP, qui a été formée sur 2 jours, a dû créer un support pour une formation déployée sur 1 jour ½, choix a priori de la direction de la production. Les formateurs relais ainsi que la FP déplorent le fait que la formation ne soit pas déployée sur 2 jours.
Aucun cas pratique ne pourra être vu sur la base test, du fait du temps réduit de cette formation, qui est par ailleurs très intense.
Ils ont relevé que beaucoup de choses changeaient sur le calcul des cotisations et que la compréhension de la PJ n’était plus du tout la même. Tous les nouveaux collègues notamment risquent d’être perdus sans ces cas pratiques
De plus, les formateurs relais en formant sur 1 jour ½ (par exemple la journée de lundi et mardi matin) doivent donc faire leur temps de travail l’après-midi.
Les formateurs à temps partiel doivent donc faire 4h voir 4h15 en reprenant au minimum à 13h (arrêt de la formation à 12h30).
Le même problème va se poser pour la formation du prélèvement à la source pour les auto-entrepreneurs qui sera également déployée sur 1 jour ½ au lieu de 2 jours.
Les cas pratiques sont extrêmement importants pour la bonne compréhension de ces réformes et réduire d’une demi-journée ces formations, sans pouvoir voir et pratiquer des cas sur la base test revient à prendre le risque que les collègues soient formés sans bien comprendre.
La direction s’étonne qu’aucun pratique ne fasse partie de cette formation. Il va étudier notre interrogation
Pour nous contacter : cgturssafidf@orange.fr
Lien Yammer CGT Urssaf IDF :
https://web.yammer.com/main/groups/eyJfdHlwZSI6Ikdyb3VwIiwiaWQiOiIxNjE3NTc2NTkxMzYifQ/all
