Déclaration préalable CSSCT
Dans le cadre des projets d’aménagement des locaux, nous tenons à souligner qu’à la suite de notre entretien avec Lionel CHADRU, les informations relatives aux évolutions des sites nous sont bien transmises en amont.
Cette communication anticipée nous permet d’informer les salariés concernés et d’organiser au mieux les permanences du CSE afin de garantir la continuité de l’accompagnement des collègues sur les différents sites.
Toutefois, malgré cette transmission d’informations, nous constatons plusieurs dysfonctionnements sur le terrain.
Sur le site de Paris, nous déplorons le non-respect du matériel du CSE entreposé de manière inadaptée. Cette situation n’a pas permis à nos salariés et à notre informaticien d’exercer leurs missions dans des conditions satisfaisantes. Une permanence du CSE d’une heure a toutefois pu être organisée dans une autre salle afin que les collègues puissent récupérer certaines prestations importantes avant l’été.
Concernant le site d’Évry, le bureau provisoire situé au 4ᵉ étage, annoncé comme disponible dès le mois de septembre, ne l’était pas lors de la permanence prévue. Notre salarié a donc dû repartir sans pouvoir assurer sa permanence, ni recevoir les collègues de l’Urssaf. Un simple mail de prévenance au CSE aurait évité à notre salarié un déplacement inutile et un long trajet d’Amiens à Evry !
Nous déplorons ces dysfonctionnements qui nuisent à l’exercice des missions du CSE et à la qualité du service rendu aux salariés de l’Urssaf IDF.
Nous tenons toutefois à remercier les équipes TLM, les IL et les secrétariats des sites concernés, pour leur bienveillance et leur aide face à ces difficultés.
Il n’est plus acceptable que les représentants du personnel découvrent, le jour même, que les moyens annoncés ne sont pas disponibles.
En conséquence, les élus de la CSSCT demandent au secteur concerné de veiller à l’avenir à une meilleure coordination et à une gestion plus rigoureuse de la mise à disposition des locaux et des moyens nécessaires à l’exercice des missions du CSE, afin d’éviter le renouvellement de telles situations.
Les élus de la CSSCT
Informations Direction
Cas de tuberculose et suspicion de rougeole à Dammarie-les-Lys
Deux situations sanitaires successives ont concerné le site de Dammarie-les-Lys : un cas de tuberculose et une suspicion de rougeole.
Tuberculose
Un cas a été porté à la connaissance de la direction, ce qui a conduit les représentants du personnel à demander des précisions sur les mesures mises en œuvre, notamment concernant l’information et l’accompagnement des salariés potentiellement exposés.
La DRH a indiqué avoir pris contact avec le Centre de lutte antituberculeux (CLAT) ainsi qu’avec la médecine du travail. Cette dernière a informé les salariés concernés et s’est déplacée sur site le 20 août afin d’assurer le suivi de la situation.
Au total, 58 salariés ont été identifiés pour un dépistage, au sein de l’unité concernée et également dans d’autres services ayant pu être exposés. Les examens prescrits, notamment les radiographies et prises de sang, ont été pris en charge par le CLAT et réalisés sur le temps de travail.
Selon les informations communiquées à ce jour, l’ensemble des résultats analysés est revenu négatif, ce qui constitue une nouvelle rassurante pour les salariés concernés.
Si un courriel d’information a bien été adressé à l’ensemble des collègues dès que la situation a été connue, des interrogations ont été soulevées concernant l’absence de déclenchement d’ICARE, qui aurait permis de compléter le dispositif d’information, notamment à destination des salariés absents ou en congés. Cet élément met en évidence la nécessité de disposer de procédures clairement définies et systématiquement appliquées.
Des précisions complémentaires ont également été demandées concernant les modalités de contact mises en œuvre par le CLAT.
Cette situation souligne l’importance de la mise en place d’un dispositif de gestion des risques infectieux à la fois réactif, robuste et traçable. Une communication rapide, coordonnée et exhaustive constitue un élément essentiel pour garantir la protection des salariés, assurer un suivi efficace des situations sanitaires et renforcer la confiance de chacun dans les mesures de prévention mises en œuvre.
En matière de santé au travail, l’anticipation et la qualité de l’information sont des leviers essentiels de prévention. L’objectif doit être de garantir que chaque salarié concerné soit informé au bon moment, par le bon canal et selon une procédure connue de tous.
Suspicion de rougeole
Une suspicion a récemment conduit la direction à prendre des mesures de précaution en fermant temporairement le site, en mettant en place du télétravail exceptionnel afin de limiter tout risque de contamination et en procédant à la désinfection des locaux.
Celle-ci a été réalisée par le prestataire en charge du nettoyage, selon un protocole éprouvé mis en place à la suite de la crise sanitaire liée au COVID. Un rapport détaillant les interventions effectuées, notamment le nettoyage des filtres sera transmis prochainement à la CSSCT.
Après la réalisation de ces opérations, les salariés ont pu réintégrer les locaux. La direction a par ailleurs indiqué, quelques jours après la plénière, que la suspicion de rougeole avait finalement été écartée.
Cet événement a également permis d’échanger sur l’organisation des espaces de travail. Si la direction rappelle que le risque de contagion existe dans tout environnement professionnel, les organisations en open space et en flex office peuvent favoriser les interactions et multiplier les contacts rapprochés. Quelle que soit l’organisation retenue, l’essentiel demeure la mise en œuvre de mesures de prévention adaptées.
Au-delà de la gestion de cet événement, l’importance d’une procédure d’alerte et d’information rapide, claire et efficace a été soulignée. Une communication maîtrisée permet de rassurer les salariés, de répondre à leurs interrogations et d’éviter la propagation de rumeurs ou d’informations incomplètes.
Il a également été demandé que les médecins du travail soient systématiquement informés lorsque la situation est susceptible d’avoir un impact au-delà d’un seul site.
Enfin, la direction s’est engagée à travailler avec la médecine du travail afin d’intégrer le risque infectieux au Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP), renforçant ainsi la prise en compte de ces enjeux dans la démarche de prévention de l’organisme.
Cette situation rappelle que la prévention, l’information et l’anticipation restent les meilleurs leviers pour protéger collectivement la santé des salariés et garantir des conditions de travail sereines. En effet, les virus ne respectent ni les frontières entre services… ni les cases de l’organigramme !
Courrier anonyme
À la suite de la réception d’un courrier anonyme et d’une alerte portée par la CGT concernant le fonctionnement d’une unité et les conditions de réalisation de l’activité, la direction a engagé une démarche d’écoute auprès de l’équipe concernée.
Dans ce cadre, un questionnaire anonyme, validé par la CSSCT, sera prochainement mis à disposition des salariés. Il permettra de recueillir leur perception sur différents sujets tels que les éventuelles difficultés rencontrées.
La garantie de l’anonymat constitue un élément essentiel de cette démarche, afin que chacun puisse s’exprimer en toute confiance et liberté.
Les réponses recueillies permettront d’établir un diagnostic partagé et d’identifier des pistes d’amélioration. L’objectif est que cette consultation débouche sur des actions concrètes, assorties d’un suivi adapté et, le cas échéant, de la prise en compte des risques identifiés dans les démarches de prévention.
La participation de tous est donc particulièrement importante. Plus le nombre de réponses sera élevé, plus l’analyse sera représentative de la réalité vécue par l’équipe et plus les actions envisagées pourront être pertinentes et efficaces.
Répondre à ce questionnaire, c’est contribuer activement à l’amélioration des conditions de travail et au bon fonctionnement collectif. Ensemble, faisons en sorte que cette démarche soit une véritable opportunité de comprendre les difficultés rencontrées et d’agir durablement sur leurs causes.
Prendre le pouls de l’équipe, c’est bien ; agir sur les causes des difficultés, c’est mieux.
Médecine du travail
Contrôle des arrêts – dérogations TAD
En août 2026, 38 agents ont bénéficié d’un TAD intégral : 32 sur présentation d’un certificat médical avec accord du médecin du travail, deux dans le cadre du 3è trimestre de grossesse, une en qualité de proches aidants et trois autres décisions direction.
12 agents ont également obtenu une dérogation permettant quatre jours de TAD sur cinq pour raisons médicales.
Contrôle des arrêts de travail
La direction a indiqué qu’aucun contrôle d’arrêt de travail n’avait été réalisé en juillet 2026 et que quatre avaient été effectués au cours du mois d’août. Parmi ceux-ci, deux étaient justifiés, un est resté sans suite et un salarié ne s’est pas présenté à la visite médicale de contrôle.
Des précisions ont été demandées concernant les critères retenus pour déclencher ces contrôles. Selon la direction, ils peuvent intervenir notamment lorsqu’une situation apparaît atypique ou suscite des interrogations, par exemple à la suite d’un refus de congés, d’arrêts récurrents à proximité de périodes de congés ou encore d’éléments signalés dans le cadre d’échanges entre collègues.
S’agissant du coût de ces contrôles, la direction n’a pas été en mesure de fournir les informations demandées lors de la réunion et s’est engagée à apporter une réponse ultérieurement.
Nous avons rappelé l’importance de garantir que les contrôles reposent sur des critères objectifs, transparents et clairement définis, de manière à assurer l’égalité de traitement entre les salariés et à prévenir toute interprétation subjective. Nous souhaitons également que le coût réel de ces démarches soit communiqué afin de disposer d’une vision complète des moyens mobilisés.
Au-delà des contrôles eux-mêmes, il apparaît essentiel de s’interroger sur les causes de l’absentéisme. La prévention doit rester une priorité à travers l’amélioration des conditions de travail, de l’organisation de l’activité, de la charge de travail, de la prévention des risques psychosociaux, ainsi que de la reconnaissance et des moyens accordés aux salariés.
Contrôler peut permettre de vérifier certaines situations, mais comprendre les causes de l’absentéisme et agir sur celles-ci demeure le levier le plus efficace pour favoriser durablement la santé au travail et l’engagement des équipes.
Accidents du travail et de trajet
Au 9 septembre 2026, 29 accidents du travail ont été recensés, dont 11 avec arrêt, ainsi que 36 accidents de trajet, dont 10 avec arrêt. Depuis le début du mois de juillet, six nouveaux accidents de trajet sans arrêt ont également été enregistrés.
Parmi les situations examinées, nous avons interrogé la direction sur un accident du travail survenu en 2025 mais déclaré seulement en 2026, à la demande de la salariée concernée. À l’époque des faits, celle-ci se trouvait pourtant dans un état de stress aigu ayant nécessité son retour à domicile en taxi, pris en charge par l’employeur. Malgré cela, aucun signalement n’avait été inscrit dans le cahier des incidents et aucune déclaration d’accident du travail n’avait été effectuée.
Cette situation interroge. Comment un événement suffisamment sérieux pour justifier l’intervention de la direction et l’organisation du retour de la salariée à son domicile a-t-il pu ne laisser aucune trace ? Combien d’autres situations peuvent aujourd’hui échapper au dispositif faute d’informations ou de procédure suffisamment connue ?
Nous avons demandé qu’un rappel régulier soit réalisé auprès des salariés et de l’encadrement concernant les modalités de déclaration des accidents du travail. Une déclaration ne doit jamais dépendre de la présence d’une seule personne. En l’absence d’une assistante de direction ou d’une CRH référente, d’autres relais doivent clairement être identifiés afin que les démarches puissent être réalisées sans délai.
Plus largement, nous rappelons qu’un accident du travail ne se résume pas à un arrêt maladie. Une situation ne doit pas être ignorée au prétexte qu’elle n’entraîne pas immédiatement une incapacité de travail ou parce que le salarié ne l’identifie pas spontanément comme un accident du travail. Pour la CGT, la traçabilité des accidents et des incidents est un enjeu essentiel de prévention. Ce qui n’est ni déclaré ni enregistré ne peut être ni analysé ni prévenu. Derrière chaque déclaration se trouve la possibilité d’identifier des dysfonctionnements, des risques organisationnels ou des situations de souffrance au travail nécessitant une action corrective.
Nous demandons donc une meilleure information des salariés sur leurs droits, un rappel régulier des procédures de déclaration et un suivi rigoureux de l’ensemble des incidents et accidents, y compris lorsqu’ils semblent mineurs.
Nous rappelons également qu’en l’absence de déclaration par l’employeur, le salarié peut lui-même saisir la CPAM jusqu’à l’expiration de la deuxième année suivant l’accident, conformément à l’article L. 441-2 du Code de la Sécurité sociale.
Cette possibilité ne décharge toutefois pas l’employeur de son obligation de déclarer tout accident dont il a connaissance.
Prévenir les accidents commence par les reconnaître, car un accident non déclaré est un risque qui reste invisible… jusqu’au jour où il se reproduit.
Raccourci-clavier en cas de malaise
Une présentation du dispositif est prévue dans un premier temps auprès des managers, avant une communication plus large à l’ensemble des collègues.
En cas de déclenchement involontaire de l’alerte, une procédure d’annulation est prévue. Lorsqu’une alerte est activée, la ligne hiérarchique est informée afin de prendre rapidement contact avec le salarié concerné et de vérifier sa situation. Il a également été rappelé qu’en cas de malaise ou d’urgence avérée, l’appel aux secours, le 15, reste la priorité.
Lors de la visite de la CSSCT, il avait toutefois été constaté que les salariés travaillant seuls dans les espaces OPEX du FEND ne disposaient pas de moyen d’alerte adapté.
Nous avons donc souhaité faire un point sur l’avancement du dispositif et son déploiement auprès de l’ensemble des salariés.
La direction a indiqué que l’outil est désormais opérationnel sur la majorité des postes de travail. Les espaces OPEX ne sont cependant pas encore couverts, les études et tests techniques restant en cours.
Nous considérons que ce dispositif constitue une avancée positive en matière de prévention et de sécurité. Il est toutefois important que tous les salariés puissent bénéficier du même niveau de protection, y compris ceux travaillant dans les espaces OPEX.
Nous souhaitons donc que les travaux en cours permettent une intégration rapide de ces espaces au dispositif et que des tests soient réalisés afin de s’assurer de son bon fonctionnement dans différentes situations de travail. Une information claire et accessible à l’ensemble des salariés apparaît également indispensable pour garantir une bonne appropriation de l’outil et une utilisation efficace en cas de besoin.
En matière de prévention, l’efficacité d’un dispositif repose autant sur sa fiabilité technique que sur la connaissance qu’en ont les salariés. Mieux chacun est informé, plus la réponse pourra être rapide et adaptée lorsqu’une situation d’urgence se présente.
Référent RPS
La mise en place des référents RPS fait toujours l’objet de discussions. Les échanges portent notamment sur leur périmètre d’intervention, avec différentes options envisagées, qu’il s’agisse d’une organisation par bassin ou par site, ainsi que sur le nombre de référents à désigner.
Lors de la plénière, les différentes positions n’ont pas pu être présentées dans le détail. Une réunion intersyndicale doit en effet se tenir afin de permettre d’échanger sur les propositions respectives.
De son côté, la direction a indiqué qu’elle ne se positionnerait pas définitivement tant que le CSE et la CSSCT n’auront pas formulé leurs préconisations.
La CGT défend la mise en place d’un dispositif à l’échelle multisite et a proposé la candidature de M. Guerrib en qualité de référent RPS. Toutefois, au-delà des questions d’organisation, le véritable enjeu réside dans les moyens accordés à cette mission et dans les conditions concrètes de son exercice.
La prévention des risques psychosociaux ne peut pas reposer sur la seule bonne volonté des représentants du personnel. Accueillir et écouter les salariés, analyser les situations signalées, réaliser des enquêtes, participer à des réunions, rédiger des comptes rendus, assurer un suivi des dossiers ou se déplacer entre les différents sites sont des activités qui nécessitent du temps et des moyens.
Le temps consacré à cette mission doit donc être reconnu comme un temps de travail à part entière. Il ne saurait être assumé sur le temps personnel des représentants, ni au détriment de leurs autres missions représentatives ou de leur activité professionnelle. Par ailleurs, il est difficile de définir à l’avance un volume d’heures fixes, les besoins pouvant varier selon le nombre, la nature et la complexité des situations rencontrées. Il appartient donc à l’employeur de prévoir un dispositif suffisamment souple pour permettre au référent d’exercer pleinement sa mission lorsque cela est nécessaire.
Nous rappelons également que le référent RPS est un acteur de prévention et d’alerte, et qu’il ne peut se substituer à l’employeur, qui demeure responsable de la santé physique et mentale des salariés. Son rôle doit consister à contribuer à l’identification des situations à risques, de favoriser leur prise en compte et d’accompagner la recherche de solutions.
La réussite de ce dispositif ne se mesurera pas au nombre de référents désignés mais à leur capacité réelle à agir. Donner l’alerte, écouter les salariés et repérer les situations de souffrance est indispensable ; disposer des moyens permettant de traiter les causes des RPS et d’améliorer durablement les conditions de travail l’est tout autant.
Suivi des visites du site de Lagny
Le point concerne le suivi des visites CSSCT réalisées les 13 janvier et 19 février 2026.
N’hésitez pas à nous contacter pour toutes questions se rapportant à ce point.
Situation des CJ/CAJ
Pour rappel, les CJ/CAJ ont alerté sur une situation devenue particulièrement difficile. Les sollicitations pour prendre en charge de nouvelles affaires se multiplient alors que les portefeuilles et corbeilles sont déjà saturés et que les capacités de traitement des équipes sont atteintes.
Nous avons également alerté sur les conséquences possibles de cette situation sur la qualité et les conditions de travail ainsi que sur les délais de traitement, d’autant que les CJ restent parallèlement sollicités pour assurer des missions de supervision.
Nous rappelons que le problème ne peut pas être réglé par un simple déplacement des stocks. Transférer une affaire d’une corbeille à une autre ne crée aucune capacité de traitement supplémentaire. La difficulté fondamentale reste l’écart entre le volume d’activité et les ressources réellement disponibles.
Il est donc primordial d’objectiver la charge de travail et ses conséquences, notamment au regard des stocks, des délais, des effectifs, des objectifs fixés, des éventuelles heures supplémentaires, de la pression ressentie et de la qualité du travail réalisé.
La multiplication des demandes d’appropriation alors que les équipes sont déjà en situation de saturation constitue un véritable risque de dégradation des conditions de travail et de risques psychosociaux. Nous demandons que la charge réelle soit prise en compte avant toute nouvelle sollicitation des équipes.
La direction juridique et du contrôle indique que les travaux ont abouti. Ceux-ci seront présentés au CODIR le 18 septembre, puis feront l’objet d’une présentation en CSSCT au mois d’octobre.
Nous resterons attentifs au contenu de ces travaux et aux mesures concrètes qui seront proposées pour répondre à la situation de saturation des CJ/CAJ.
Point lié aux arrêts de longue durée, ruptures et licenciements / IJ
Nous avons demandé un bilan des difficultés rencontrées par les salariés concernant les arrêts de longue durée, les ruptures de contrat, les licenciements, les documents de fin de contrat et le versement des indemnités journalières (IJ) sur les années 2024, 2025 et 2026.
La direction nous a indiqué ne pas être en mesure de communiquer ces données chiffrées sur le nombre de situations concernées, les délais de traitement, les retards de paiement ou les dossiers encore en attente. En effet, aucun outil de suivi ne permet aujourd’hui de recenser précisément ces difficultés.
Cette situation interpelle. Sans indicateurs ni suivi consolidé, il est difficile d’évaluer l’ampleur des problèmes rencontrés et de mettre en place des actions correctives adaptées. Ce qui n’est pas mesuré risque souvent de rester invisible.
Quelques éléments de fonctionnement ont néanmoins été apportés. Les documents de fin de contrat sont produits par le centre mutualisé de paie de Midi-Pyrénées avant d’être transmis à la RH de proximité pour remise aux salariés. Le délai moyen annoncé est de 10 à 15 jours. Quant à l’information à France Travail, elle est transmise via la DSN.
La direction a également rappelé que lorsqu’un départ intervient en fin de mois, le dernier salaire ne peut généralement pas être intégré à la paie du 25 et n’est versé qu’après le 5 du mois suivant. Un acompte peut être demandé, à condition que la demande ait été anticipée.
Si ces contraintes peuvent s’expliquer d’un point de vue technique, elles n’en demeurent pas moins susceptibles de placer les salariés dans des situations financières difficiles. La continuité des ressources constitue un enjeu essentiel pour les collègues concernés.
Concernant les arrêts de longue durée et les dispositions prévues par l’article 41 de la Convention collective, plusieurs difficultés persistent. À ce jour, les salariés ne sont pas systématiquement informés avant l’épuisement de leurs droits au maintien de rémunération. Certains découvrent ainsi tardivement une baisse importante de revenu, voire une interruption de salaire.
Les situations liées aux affections de longue durée (ALD) soulèvent également des difficultés lorsqu’elles ne sont pas correctement identifiées ou transmises dans les circuits de gestion. Des traitements manuels sont alors nécessaires, avec le risque de retards ou d’erreurs entraînant des conséquences directes pour les salariés concernés.
Nous avons renouvelé notre demande de mise en place d’une alerte systématique avant l’épuisement des droits et d’une procédure claire permettant de sécuriser le traitement des situations d’ALD.
Des interrogations subsistent également sur la gestion des JRFT (jour de réduction du forfait de travail) pour les salariés au forfait, notamment lorsqu’un mi-temps thérapeutique ou un arrêt de travail intervient en fin d’année. Les règles applicables doivent être clarifiées afin que chacun puisse connaître précisément ses droits et éviter toute perte de jours acquis.
S’agissant des régularisations de paie générant un solde négatif, la direction indique réfléchir à un renforcement de l’information adressée aux salariés. Cette démarche va dans le bon sens mais doit permettre à chacun d’anticiper les conséquences éventuelles sur sa rémunération.
La direction estime que les difficultés rencontrées dans ces domaines restent limitées. Nous prenons acte de cette appréciation, mais nous considérons qu’elle doit pouvoir s’appuyer sur des données objectives et partagées.
Pour la CGT, derrière chaque dossier en attente, chaque retard d’IJ, chaque difficulté de paie ou chaque document de fin de contrat transmis tardivement, il y a, avant tout, un salarié qui attend des réponses et souvent des ressources indispensables pour son quotidien.
Nous continuerons à demander un véritable suivi de ces situations, une meilleure information des collègues et des dispositifs permettant d’anticiper les difficultés plutôt que de les gérer dans l’urgence. La prévention passe aussi par une gestion fiable, réactive et humaine des droits des salariés.
Bilan social 2025
L’effectif atteint 2 918 salariés au 31 décembre 2025, soit une progression de 2,9 %. La masse salariale augmente de 6,8 % et les recrutements en CDI passent de 193 à 430.
Mais cette progression des effectifs et cette forte hausse des recrutements en CDI ne doivent pas masquer les signaux d’alerte concernant la formation, la santé au travail, le handicap et les promotions.
Plusieurs indicateurs inquiètent particulièrement :
- Formation : la part de la masse salariale consacrée à la formation passe de 7,15 % à seulement 2,29 %. Une baisse considérable alors même que les missions évoluent et que l’organisme recrute davantage. Dans le même temps, le nombre de stagiaires augmente de 2 761 à 2 854.
- Santé au travail : le nombre de jours d’arrêt liés aux accidents du travail passe de 1 956 à 2 894, soit une hausse de 53 %. Ce chiffre constitue un véritable signal d’alerte sur les conditions de travail et la prévention des risques.
- Handicap : le nombre de salariés en situation de handicap passe de 171 à 163.
- Promotions : le nombre de promotions diminue de 276 à 223, ce qui interroge sur la reconnaissance et l’évolution professionnelle des salariés.
Ces chiffres montrent que la progression des effectifs et des recrutements en CDI ne suffit pas à masquer les difficultés persistantes.
Former, protéger, accompagner et reconnaître le savoir-faire des salariés doivent rester des priorités.
Sécurité – Mesures Prises Par Le Bailleur Icade
Des signalements relatifs à la sécurité ont été évoqués concernant certains secteurs du Pont de Flandre et des Portes de Paris. Il convient toutefois de préciser que les situations signalées concernent principalement l’environnement urbain de l’autre côté du pont de Flandre et non du parc ICADE et ses alentours.
Plusieurs mesures ont été annoncées par le bailleur et les acteurs concernés afin d’améliorer la situation : renforcement de la présence sur le terrain, développement de la vidéosurveillance, mise en place d’un coordinateur dédié et déploiement prochain d’un dispositif de surveillance des espaces verts.
Afin de mieux recueillir le ressenti des salariés amenés à se déplacer dans ces secteurs, un questionnaire leur sera adressé. Un point d’étape est également prévu à l’automne, avec une restitution en CSSCT en novembre.
Nous resterons attentifs à l’évolution de la situation et à l’efficacité des mesures mises en œuvre, afin de garantir aux salariés des déplacements et des conditions de travail les plus sereins possible.
Points relatifs à l’aménagement, à l’immobilier et à la sécurité
Climatisation – Site du Lagny
Une panne de climatisation a été constatée le 3 août sur le site de Lagny à la suite d’un incident affectant le groupe froid. Le problème a ensuite été résolu et les installations remises en fonctionnement. Les agents avaient été informés de la situation et invités à maintenir les fenêtres fermées pendant la phase de retour à une température normale.
Chauffage/Groupe froid – Site de Dammarie-les-Lys
Un des deux circuits du groupe froid de Dammarie-les-Lys est actuellement hors service. Le second permet de maintenir la climatisation, mais avec une capacité réduite.
Les relevés du 22 juillet se situaient globalement entre 23 °C et 24,4 °C et la journée du 29 juillet a été évaluée autour de 24 °C. Des travaux de réparation sont annoncés pour l’hiver 2026.
Même si les températures relevées sont présentées comme maîtrisées, le fonctionnement avec un seul circuit constitue une fragilité.
Nous demandons surtout de sécuriser la période des travaux : chauffage, continuité d’activité, information des salariés et suivi des températures.
Suivi du réaménagement du Site d’Evry
Le déménagement a débuté le 24 juin. La fin des travaux est annoncée entre fin septembre et fin octobre, après une interruption de trois semaines en août.
Des difficultés d’organisation et d’information des salariés ont été signalées, ainsi que des problèmes récurrents de chaleur.
Travaux sur les infiltrations – Site D’Evry
Des travaux visant à traiter les problèmes d’infiltrations sur le site d’Évry ont été réalisés, notamment concernant les dispositifs de récupération des eaux de pluie. À ce stade, certains travaux restent toutefois à finaliser.
Ce point fera l’objet d’un suivi lors d’une prochaine réunion de la CSSCT, afin de vérifier si les travaux réalisés ont effectivement permis de résoudre les problèmes d’infiltrations et les difficultés rencontrées sur le site.
Installation des salariés de Saint- Ouen sur le site de Paris
Au 4 septembre, l’ensemble des salariés concernés ainsi que leurs cartons avaient rejoint leur site d’affectation. Cette installation s’est toutefois accompagnée de plusieurs difficultés matérielles : absence de bureaux pour certains et absence d’écrans pour d’autres.
Les difficultés matérielles et les conditions de travail rencontrées lors de cette installation doivent être prises en compte et faire l’objet d’un suivi, afin que chaque salarié puisse exercer son activité dans des conditions de travail satisfaisantes.
Une campagne de don de matériels à la suite de la fermeture du site de Saint- Ouen sera programmée.
Site de Cergy – Travaux sur la structure du bâtiment
Le début des travaux de façades est prévu en fin d’année 2026.
Aménagement du site de Lieusaint – Intégration des inspecteurs LCTI
Un questionnaire a été lancé à la mi-septembre auprès des collègues inspecteurs concernés, afin de recueillir leurs besoins, leurs difficultés éventuelles ainsi que les éventuels ajustements nécessaires à leur intégration.
Les résultats de ce questionnaire doivent permettre d’identifier les difficultés rencontrées et de proposer, le cas échéant, des plans d’action adaptés aux besoins recensés.
EPI / SST
Un problème de mise à jour des affichages concernant les équipiers de première intervention et les sauveteurs secouristes du travail a été signalé. Ces derniers étaient anciens et n’étaient pas actualisés malgré des demandes répétées, notamment à Paris. La direction précise que les affiches sont en cours de mise à jour.
A ce jour, 334 managers et 126 employés sur plusieurs directions ont été formés en tant que EPI et 27 managers ont été formés SST. D’autres formations sont à venir d’octobre à novembre.
Exercice d’évacuation en cas d’attentat – Champs-sur-Marne
L’exercice initialement prévu en juin sur le site de Champs-sur-Marne est reporté.
Aucune date n’a été précisée.
Sobriété énergétique / Fortes chaleurs
Les épisodes climatiques ne peuvent plus être considérés comme exceptionnels. Ils doivent désormais être intégrés pleinement dans les démarches de prévention, d’organisation du travail et considérés comme un risque dans la DUERP.
Si le télétravail a permis de limiter l’exposition d’une grande partie des salariés, il ne constitue pas une réponse pour les métiers qui nécessitent une présence sur site. Il est donc essentiel d’anticiper ces situations en prévoyant des mesures adaptées : aménagement des horaires, organisation de pauses supplémentaires, accès à des espaces plus frais, équipements appropriés et surtout prise en compte des contraintes de transport.
Face à des épisodes de chaleur qui tendent à se multiplier, l’anticipation reste le meilleur moyen de protéger la santé des salariés et d’adapter les conditions de travail aux réalités climatiques.
Calendrier des visites CSSCT en 2026
La visite de Cergy est annulée à la suite du mouvement de grève du 29/09/26. Nous essayerons de trouver une autre date.
| SITES | DATES |
| Lieusaint | Mardi 13 octobre 2026 |
| Evry | Mardi 17 novembre 2026 |
| Paris TI | Mardi 24 novembre 2026 |
| Dammarie les Lys | Reporté au jeudi 3 décembre |
| Paris RG | Mardi 15 décembre 2026 |
Questions diverses
Travaux sur A13
Des travaux d’ampleur sont annoncés sur l’A13 à compter du 16 novembre 2026 pour une durée estimée à près de dix mois. Ils entraîneraient notamment une interruption de la circulation dans le sens Paris-Province jusqu’à la fin de l’été 2027, avec des fermetures plus importantes encore durant les mois de juillet et août. Ces travaux, liés notamment à la rénovation du tunnel de Saint-Cloud et aux aménagements associés au Grand Paris, risquent d’avoir un impact significatif sur les conditions de déplacement.
Les perturbations attendues pourraient se traduire par un allongement important des temps de trajet, des difficultés d’accès aux sites et une dégradation des conditions de transport pour les collègues concernés.
La direction a indiqué ne pas avoir encore été informée officiellement de ces travaux et a pris l’engagement d’étudier leur impact. Elle précise toutefois qu’au regard de la durée annoncée du chantier, l’octroi d’un télétravail adapté à 5 jours sur 5 paraît peu probable à ce stade.
Pour la CGT, cette situation mérite d’être anticipée
Au-delà de la circulation routière, c’est bien la question des conditions de travail et de la qualité de vie des salariés qui est posée. Nous resterons attentifs aux mesures qui seront proposées afin que les collègues ne supportent pas seuls les conséquences de ces perturbations annoncées.
Pour nous contacter : cgturssafidf@orange.fr
Lien Yammer CGT Urssaf IDF : https://web.yammer.com/main/groups/eyJfdHlwZSI6Ikdyb3VwIiwiaWQiOiIxNjE3NTc2NTkxMzYifQ/all
Prochaines plénières : CSSCT le 1er octobre, CSE le 06 octobre et Cric le 14 octobre 2026
