Déclaration préalable – Mission CSSCT à Montigny
À la suite de la visite de mission à Montigny-le-Bretonneux, nous dénonçons fermement les conditions dans lesquelles celle-ci s’est déroulée.
Les collègues que nous devions rencontrer n’étaient pas disponibles, car en réunion ou en formation. Aucun créneau n’avait été anticipé pour permettre de véritables échanges sur leurs conditions de travail.
Cette désorganisation est inacceptable, d’autant plus que le calendrier des visites a été établi par la CSSCT en début d’année et transmis à la direction.
Par ailleurs, alors que la directrice nous annonçait un temps d’attente de 30 minutes pour la restitution, nous avons finalement attendu 1h30.
Nous considérons qu’il ne s’agit donc en aucun cas d’un imprévu, mais cela traduit un manque de considération pour la mission de la CSSCT et pour le temps investi par ses membres.
Nous exigeons que de telles situations ne se reproduisent plus.
Ce retard illustre une nouvelle fois le peu d’importance accordée à la mission de la CSSCT et au travail de ses membres, qui investissent temps et énergie au service de la santé et de la sécurité de leurs collègues.
Nous rappelons que la CSSCT joue un rôle essentiel en matière de santé, sécurité et conditions de travail.
Le respect de ses missions suppose :
- Une organisation sérieuse,
- Une mise à disposition effective des salariés pour les échanges,
- Une réelle prise en compte de ses observations.
Lorsque la CSSCT prévoit une visite et que la direction n’organise pas la disponibilité des salariés, cela s’apparente à un délit d’entrave au fonctionnement de l’instance.
Si de telles situations devaient se reproduire, alors nous serons amenés à saisir l’inspection du travail, afin que la direction réponde de ses manquements à ses obligations légales.
Le sous-directeur va faire le point avec la Directrice de Montigny pour éviter que ce genre de désagrément se reproduise et que les visites se déroulent dans de bonnes conditions.
Informations Direction
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Évolution de l’organigramme de la Direction du recouvrement TI de Dammarie-les-Lys
Le responsable du département recouvrement, appui et pilotage a été retenu sur le poste de responsable du recouvrement au sein de la DDR de Paris TI. La direction du recouvrement de Dammarie a également recruté 12 gestionnaires Middle-office en juin et 16 en octobre. Des recrutements au service contentieux sont également envisagés.
Dans ce contexte, la direction souhaite accompagner la croissance des effectifs (comptes et contentieux) et revenir à une organisation « classique ».
La mise en place de cette nouvelle organisation est prévue au moment du recrutement du responsable du département Recouvrement.
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Suites données aux revendications portées lors du mouvement du 18 septembre
Une lettre intersyndicale en pièce jointe a été remise au Directeur adjoint, notamment en vue de la prochaine réunion de négociation « Accord Santé » se tenant le 15 octobre.
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Point d’étape sur la mise en œuvre de la réorganisation DRH
Sur le papier, tout semble sous contrôle ; dans les faits, les difficultés s’accumulent et les collègues peinent à percevoir les effets positifs.
Les problèmes déjà signalés persistent : dossiers de temps partiels thérapeutiques non suivis, certains salaires incomplets ou non versés pour des collègues en arrêt maladie, demandes d’évolution administrative (DEA) laissées sans réponse, retards dans la remise des documents de fin de contrat, notamment pour les CDD… Cette situation alimente un profond sentiment d’injustice et de manque de reconnaissance.
Face à ces constats, la DRH se veut rassurante et précise qu’il faut “du temps pour tout mettre en place, les CRH sont désignés comme points d’entrée uniques sur les sites, et des webinaires mensuels sont annoncés pour répondre aux questions des agents”.
À écouter la direction, tout est en voie d’amélioration ; sur le terrain, le contraste entre ce discours et la réalité vécue par les collègues reste saisissant. Le temps administratif n’est pas celui du quotidien des agents, et les “expérimentations” ont parfois des allures de tâtonnements improvisés.
Cette réorganisation ne doit pas se limiter à des effets d’annonce ou à un habillage communicationnel.
Les salariés ont besoin de réponses concrètes, de suivi individualisé et d’une gestion humaine de leurs situations. Derrière les indicateurs et délais, il y a des vies professionnelles fragilisées et des collègues qui attendent simplement que leur dossier avance.
Pour rappel, la Direction générale nous confirme que les collègues n’ont pas obligation pour un problème de RH de mettre en copie leur hiérarchie. Expérimentation ou pas, les agents continuent de subir les conséquences d’un traitement insuffisant de leurs situations et la Direction ne peut ignorer la souffrance et les difficultés que vivent les agents au quotidien.
Nos collègues de la RH ne sont évidemment pas responsables de cette situation, ils sont même les premiers à la subir de front !!!
Travailler plus pour rattraper des retards… dus à une mauvaise organisation et à la multiplication des intervenants ?
La CGT réclame des effectifs suffisants et formés convenablement pour un fonctionnement normal.
Bilan sur la mise en œuvre de la classification
Premier bilan de la mise en œuvre de la transposition de la classification
Sur un effectif global de 2 828 collègues concernés, seuls 1 200 bénéficient d’un gain dont 363 seulement de 1 à 10 points, ce qui signifie que 1 628 salariés, soit plus de la moitié, n’ont rien obtenu ! Une injustice flagrante qui illustre bien la supercherie de cette “revalorisation”.
Détail par niveaux :
- N3 : 395 bénéficiaires
- N4 : 317 bénéficiaires
- N5 : 218 bénéficiaires
- N6 : 160 bénéficiaires
- N7 : 90 bénéficiaires
- N8 : 15 bénéficiaires
- N9 & N10 : 5 bénéficiaires
Nous dénonçons cette réforme qui est un mépris assumé pour les personnels, ne récompensant pas le travail réel ni l’expérience. Cette classification organise un appauvrissement déguisé des collègues déjà en poste, tout en donnant l’illusion d’une avancée.
Ce bilan est une alerte : il faut remettre les pendules à l’heure et cesser de faire des économies sur le dos des salariés !
La Direction parle des gains. Il faut y regarder de près !
Gains (hors 3 points et bascule des 1,65 %) -> 39 % de l’effectif concerné, soit 61 % n’ont rien !
415 <= 9 points
530 <= 19 points
239 salariés <= 29 points
16 salariés > 30 points
Moyenne des gains : 12,7 points pour ceux qui ont gagné quelque chose, soit 7,7 points en incluant tout le monde.
En prenant tout en compte, on arrive à un « gain » moyen de 60 euros net, sachant que la valeur du point est bloquée depuis deux ans.
En clair, la grande majorité des collègues continue de perdre du pouvoir d’achat.
Avis sur le projet d’évolution de la filière métier Recouvrement Amiable et Forcé (RAF) : La valse à quatre temps et un grand pas en arrière
Sous couvert d’une prétendue modernisation, la direction nous rejoue son classique : faire plus avec moins. Derrière le jargon RH et les beaux graphiques PowerPoint, c’est un nivellement par le bas qui s’opère, avec une économie salariale bien visible. Les agents trinquent et le moral fond comme neige au soleil.
La filière compte aujourd’hui 149 agents, 102 rédacteurs juridiques et 47 attachés juridiques, répartis sur les lignes TI et RG. Un effectif déjà théorique avec des départs non remplacés et une surcharge permanente… bref, la machine tourne à vide.
Pour la direction, ce projet est “cohérent avec la nouvelle classification” ; pour la CGT, c’est juste une entrée au rabais au niveau 3, avec un transfert massif des charges Comptes/RAF et aucune partition claire pour le personnel.
Jusqu’à présent, la structure reposait sur deux niveaux :
- Rédacteurs juridiques : niveau 4A
- Attachés juridiques : niveau 5A
Le projet introduit désormais quatre niveaux, présentés comme un « parcours d’évolution » :
- Niveau 3 : Gestionnaires Recouvrement Amiable et Forcé, autrement dit, un niveau d’entrée déqualifié.
- Niveau 4A : Gestionnaires RAF confirmés en charge des contestations, procédures collectives, commissions de recours amiable, réclamations, et échanges avec les commissaires de justice et partenaires institutionnels.
- Niveau 4B : Référents techniques chargés de former et accompagner les niveaux 3 et 4A, d’apporter un appui technique, de rédiger les courriers complexes et de gérer les décisions défavorables.
- Niveau 5A : Attachés juridiques responsables des dossiers à forts enjeux, du suivi des partenariats, de l’animation d’ateliers collectifs et de la supervision d’activités. L’illusion du haut de la pyramide… mais sans perspectives claires ni valorisation à la hauteur des responsabilités.
Le découpage en mini-tâches et la disparition du suivi complet des dossiers rappellent le Taylorisme 2.0. Le métier perd tout son sens, le salaire d’entrée fait honte, et la montée en compétence promise ressemble plus à un plan de dévalorisation.
L’évolution des parcours professionnels prévoit donc un recrutement initial essentiellement externe au niveau 3, soit en dessous du niveau actuel des rédacteurs juridiques (4A). La promotion au niveau 4A serait possible après 4 ans d’ancienneté, sous réserve d’un avis favorable de l’encadrement, autrement dit, à la tête du client et alignée sur le parcours de gestion des comptes. Quant aux passages aux niveaux 4B et 5A, ils seraient réservés à une sélection sur vacances de poste, via un processus régional harmonisé : un filtre RH de plus, une reconnaissance de moins.
L’Urssaf IDF, autrefois modèle en matière de contentieux, devient un laboratoire d’expérimentation sociale où l’on teste jusqu’où on peut tirer sur la corde avant qu’elle casse. Et à force, la direction risque de se retrouver seule à jouer… sans orchestre.
La Direction parle de « parcours d’évolution », mais sans budget, sans transparence, et surtout sans avoir demandé l’avis des premiers concernés : les collègues du contentieux eux-mêmes.
Résultat : les collègues se sentent floués. Ceux recrutés comme « rédacteurs juridiques » se retrouvent avec un intitulé « RAF » sans âme, sans reconnaissance, et avec des tâches éloignées de tout ce qui faisait la richesse du métier juridique. Même le mot « juridique » a disparu : un symbole fort de la dérive en cours.
Et quand nous adressons des questions le 24 septembre 2025 à la Direction afin qu’elle puisse nous fournir des réponses précises, celle-ci attend la séance plénière du 13 octobre pour nous répondre, sans document, et exige un avis immédiat. Forcément, les élus refusent de donner un avis dans la précipitation. Même si l’avis n’est que consultatif, celui-ci n’est pas une formalité administrative, c’est un acte de responsabilité syndicale.
Autrement dit, un recrutement déqualifié, moins payé, et acté dans l’urgence pour valider un projet déjà ficelé.
Et comme si cela ne suffisait pas, la Direction agite la menace d’un “décalage de paie” si l’avis n’était pas rendu avant le 13 novembre ainsi que le blocage des embauches au niveau 3. Il ne tenait qu’à la direction de lancer une campagne d’embauche au niveau 4 et nous aurions donné notre autorisation pour lancer le recrutement. ️ Un chantage à peine déguisé, indigne d’un employeur public, qui illustre une fois de plus la méthode autoritaire et méprisante de la direction vis-à-vis des représentants du personnel et des agents.
Bref, pendant que la direction parle de « fidélisation », les collègues, eux, préparent déjà leur CV. Entre tâches répétitives, salaires compressés et perte de sens, il ne restera bientôt plus grand monde pour jouer la partition RAF.
Moralité : on ne reconstruit pas une filière sur des économies salariales.
La CGT maintient son opposition ferme et demande le retrait pur et simple du projet dans sa version actuelle, avant que le « RAF » ne devienne le « Ras-le-bol À Fond ».
Quand la direction dit « évolution », il faut souvent comprendre « régression organisée ». Quand elle dit « fidéliser », elle veut dire « faire tenir encore un peu ceux qui restent ».
Quand elle dit « cohérent avec la classification nationale », c’est qu’elle a oublié d’écouter ceux qui font le travail.
Point sur les effectifs au 30/09/2025
La direction se félicite depuis plusieurs mois d’un niveau « soutenu » d’embauches sur la période, avec de nombreuses transformations de CDD en CDI.
Mais derrière ces annonces rassurantes, la réalité est plus nuancée : tous les collègues embauchés en CDD ne sont pas forcément conservés à la fin de leur contrat, surtout ceux qui osent contester certaines décisions.
Quelques chiffres clés :
- 2 867 collègues en CDI à fin septembre 2025
- Parmi eux, 1 165 embauchés entre 2020 et 2025 ➡️ Soit 40,6 % du personnel : une proportion énorme qui illustre un turn-over structurel, loin du tableau serein présenté.
Sous couvert d’un discours rassurant, la direction camoufle une crise d’attractivité et de fidélisation bien réelle. Le turn-over n’est pas un signe de stabilité, mais le reflet d’un épuisement collectif !
Questions diverses
Négociation billets DROM-COM
Suite à la demande de la CGT, une négociation portant sur les billets DROM-COM se tiendra le 4 novembre.
Représentants de proximité
- Changement sur le site de Saint-Ouen et de Cergy
Pas de compétence & parcours professionnels
- Annonces attendues cette semaine :
➡️ Rétroactivité au 1er janvier 2025 pour les pas de compétence et parcours professionnels
Paiement prévu sur la paie de novembre, à condition que “l’outil paie GLRH” ne fasse pas des siennes.
Ponts et fermetures de fin d’année
- Vendredi 26 décembre : reconduction du dispositif du vendredi de l’Ascension
- Vendredi 2 janvier : le CSE a demandé l’octroi d’un jour de congé pour les 80 ans de la sécurité sociale. Hors réunion, nous avons appris que le dispositif mis en place le 26 décembre est reconduit le 2 janvier.
Pendant que certains profiteront d’un long week-end, d’autres devront « assurer la continuité de service » … sur des plateaux quasi vides.
Saint-Ouen – Protocole local et prime refusée
Les directives de l’UCANSS ne laissent manifestement pas de latitude aux organismes pour attribuer une prime générale. Donc, refus à priori.
Nous demandons tout de même à la direction de proposer a minima le protocole négocié.
Nous rappelons que, malgré le discours comptable, un minimum de reconnaissance serait légitime. À force d’attendre la reconnaissance, on finit par connaître le mépris sur le bout des doigts.
Pour nous contacter : cgturssafidf@orange.fr
Lien Yammer CGT Urssaf IDF :
https://web.yammer.com/main/groups/eyJfdHlwZSI6Ikdyb3VwIiwiaWQiOiIxNjE3NTc2NTkxMzYifQ/all
Prochaines plénières : CSSCT le 6 novembre, CSE le 13 novembre et CRIC le 16 décembre 2025
